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Enilba, le vagabond

 
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Enilba
Espion

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蛇 Serpent

MessagePosté le: Mer 9 Jan - 20:39 (2013)    Sujet du message: Enilba, le vagabond Répondre en citant

[HRP]Désolé pour le pavé, et bon courage ^^ [/HRP]
  

Prologue
  

Quelque part au Loch Modan, à la tomber de la nuit.
_ Je suis Crevé !
Celui qui râle avec une voix roque est un jeune nain, environ la cinquantaine, épuisé par les longues journées de marche que lui et ses compagnons viennent de faire.
_ Pour une fois, je suis d'accord avec le nain.
Cette fois, c'est la druide du groupe. Une jeune elfe de la nuit.
_ Je propose qu'on campe ici. Je doute que des créatures viennent nous embêter ici.
Suggéra le petit gnome voleur.
_ Je m'occupe du feu.
Dit le mage, un humain qui devait avoir dans la vingtaine.

Plus tard, alors que le groupe discutait de choses et d'autres, une branche craqua près d'eux. Sur la défensive, le groupe se prépara au combat. Mais ce ne fût pas une créature qui entra dans le cercle de lumière que le feu de camp produisait, mais un homme. Il était habillé de vêtements légers et délabrés, on lisait sur son visage de la fatigue malgré que celui-ci soit caché derrière sa barbe et ses longs cheveux. Chose étrange, il ne portait ni arme, ni sac de voyage à l'exception d'une petite bourse de cuir qui pendait à sa ceinture. Quand il entra dans la lumière, il leva les mains en signe de paix et dit d'un air amusé :
_ Du calme les jeunes. Je ne vous veux aucun mal.
_ Que fait un homme, à moitié nu, hors de son foyer à cette heure tardive ? Demanda le nain, méfiant.
_ J'avoue que cela m'intrigue également. Dit le mage.
_ Je pourrais vous raconter mon histoire si vous m'offrez un peu de nourritures. Répondit-il, toujours avec le sourire.
Voyant que l'homme n'était pas dangereux, le groupe l'invita à s'asseoir autour du feu et lui donnèrent chacun, un petit quelque chose à manger.
L'elfe demanda :

_ Alors. Dites-nous, monsieur, qui êtes-vous ? Et d'où venez-vous ?
Avant de véritablement commencer son histoire, il sortit la photographie d'un femme souriante de sa tunique.
Luccia, tu me manque tellement.
Il caressa la photo du bout du doigt avant de la ranger.



La belle époque
  

Je suis né au Compté-du-lac et j'y ai passé le début de mon enfance là-bas. Je me souviens qu'avec les autres enfants du village, nous nous amusâmes à nous déguiser en murlocs ou en gnolls et on se plaisait à imaginer que de puissant héros nous donner la chasse. Alors, nous devions nous défendre. En fait, il s'agissait surtout de ceux qu'on appelait "les Grands", ceux qui, dans quelques années, devraient choisir leur voie dans le monde des adultes.
Il y avait une fille de mon âge dans notre groupe. Luccia. Elle était ma meilleur amie. Munit de branches, on s'échangeait des coups comme si nous avions des épées.
Et puis, quand ce fût notre tour de devenir "les Grands", nous nous sommes inscrits, elle et moi, dans l'académie de soldats à Hurlevent.
Nous apprenions et échangions des passes d'armes. Avec Luccia, on rigolait quand nous repensions au temps où l'on n'y connaissait rien en matière d'armes, en agitant des branches et en poussant des cris pour faire fuir des ennemis imaginaires.
Les années ont passé depuis notre entrée à l'académie et j'ai commencé à voir ma meilleure amie autrement. Elle était belle. Elle l'avait toujours été, mais avant je m'en fichais. Et quand j'ai réalisé qu'elle comptait pour moi plus que tout en ce monde, je comptais aller la voir pour me déclarer, mais elle fût plus rapide et c'est elle qui est venue pour me parler la première.
L'homme marquât une pause en souriant et en fixant le feu de camp.
Vous devinez la suite. Depuis ce jours, nous sommes toujours restés ensemble.
Par la suite, nous fumes envoyés en missions aux quatre coins d'Azeroth, explorant le monde, protègent les citoyens de l'Alliance des hordes barbares de la Horde. Je veillais sur ses arrières, comme elle veillait sur les miennes.
Elle m'annonçât un soir, tandis que nous étions enlacés et nus comme des vers dans notre lit, que les chamans lui avaient confirmés la présence d'un petit être en elle. Je la serrai dans mes bras, tout heureux que j'étais à l'idée de devenir père.



Regarde les hommes tombés
  

Un air sombre s'installa sur le visage de l'homme.
Et puis la guerre est arrivée. C'est ce qu'on nous a annoncés le lendemain à la caserne. Les morts revenaient à la vie pour tuer quiconque se trouvait sur leur passage. Le Fléau. Le stress de ce genre de combat fit perdre le bébé à Luccia quelques semaines plus tard. Elle était effondrée, mais le guerre ne nous laissait pas le temps de le pleurer. Après des années de luttes contre le Fléau, il y eut les premières expéditions pour Norfendre. Nous y étions, Luccia et moi. Nous étions peut-être 500 lors de notre arriver sur le continent gelé, plus que 200 trois jours plus tard et seulement 50 le lendemain. Il n'y avait plus aucun espoir. Nous étions tous condamnés à mourir et nous le savions. Au sixième jour, nous nous attendions à tout. Tout sauf ça. Le roi liche en personne est descendu de sa tour. À la vue du personnage, quelques-uns sont restés pétrifier de peur, lâcher leur armes et tomber à genoux. Ses montres lui laissaient le passage libre et arrêtèrent de nous attaquer. Nous nous sommes regardés entre survivants. Plus que 8. Luccia avait les yeux qui pleuraient. Il était clair pour nous que nous derniers instants avaient sonnés. Puis, d'un seul homme, nous avons tous chargé le roi. Tu parle ! J'ai eu l'impression d'affronter un titan. Il a esquivé ou paré sans efforts toutes nos attaques pendant quelques temps. Il jouait avec nous le salopard.
Soudains le temps se figea. Je vis le roi avec le bras armée de son épée, tendu et levé à 15°, Luccia empalée ne touchant plus le sol, le corps crispé un instant puis de décontracta totalement. Le roi liche fît un arc de cercle rapide avec son bras pour chasser le corps de mon âme-sœur, qui tombât près de moi, de son épée. J'étais figé, à genoux. Luccia était morte sous mes yeux. Ses yeux vides étaient tournaient vers moi. Je n'en pouvais plus. J'attendis la mort. Une douleur intense me déchira le dos, puis tout devins noir.

C'est en criant le nom de ma bien-aimée que je me suis éveillé. Je ne comprenais pas. Étais-je mort ? Non, j'étais dans une grande pièce de pierre. Le feu brûlait dans l'âtre des cheminées. Des lits étaient disposés en rang. Sur ces derniers, des hommes et des femmes, de toutes les races de l'Alliance, y étaient allongés. Un grand nombre d'entre eux avaient un drap blanc qui recouvrait leur tête. Un infirmière arriva et me força, sans trop de peine, à me recoucher.
_ Où est-elle ? Où est Luccia ? Lui demandais-je.
Elle me regarda d'une air désolé.
_ Je suis désolé, nous ne l'avons pas trouvée.
_ Quoi ? C'est impossible ! Je dois aller la chercher, dis-je en essayant de le redresser. Je dois ... je dois ...
Je perdis à nouveau connaissance à ce moment. Quand je refis surface, on m'avait changé de pièce, lavé et changer les bandages. Les mois passèrent où je reprit des forces, je me suis ré-entrainer au combat. Intensivement, car je n'étais guidé que par une seule pensée, un seul objectif : la vengeance. Le roi liche allait me le payer ! Je vengerais ma bien-aimée.

Deux années se sont écoulé depuis sa mort quand je repris le chemin vers Norfendre. Le roi liche venait de nous dévoiler un nouvel atout de sa manche, ses champions connus sous le nom de chevaliers de la mort. Mais nous leur tenions tête et nous étions bien entraînés également. Un jour, lors d'une bataille contre quelques-uns d'entre eux, j’eus le réflexe de parer un coup dans mon dos. Le nouvel adversaire qui s'offrait à moi était un chevalier de la mort. Ils portent bien leur nom avec leur armure inquiétante et une lueur bleuté, à la place des yeux, se dégagée de derrière leur casque. On a vraiment que la Mort elle-même nous envoie ses créatures. Les passes d'armes s'enchaînèrent et au bout d'un moment, il me sembla que ces passes m'étaient familières. Comment était-ce possible ? Je devais en avoir le cœur net. Je pris de vitesse mon adversaire et réussi à coup d'épée à lui ôter le casque. Stupéfait, je fis quelques pas en arrière. C'était Elle. Luccia se tenait là, devant moi, un sourire mauvais en coin.
_ Bonjour mon très cher époux. Me dit-elle d'une voix caverneuse.
Je n'eus pas le temps d'assimiler ce qui venait de se produire, qu'elle se jeta sur moi, épée haute. Le combat reprit où elle fit plusieurs touches. Je ne comprenais pas. Je l'avais vu mourir. Cette image du jour où elle s'est faite empalée restera pour toujours dans ma mémoire. Pourtant, elle était bien là, devant moi, pleine d'énergie. Et elle essayait de me tuer. Ses yeux qui me regardaient autrefois plein de tendresse et d'amour, étaient maintenant comme ceux d'un aigle qui se jette sur sa proie et remplis de haine. J'étais là pour la venger et voilà que je me bat contre elle. Je devais la tuer pour le libérer de cette perfidie, sinon de serais venu en vain. Je repris le dessus et je réussi à lui fendre le cœur. Avant qu'elle ne s'éteigne, de nouveau, je puis lui susurrer à l'oreille un dernier "Je t'aime".
Pour faire bonne mesure et à contrecœur, je lui tranchai la tête. À nouveau blesser je n'ai pas pu participer à l'ultime bataille contre le roi liche.



Sur le chemin de la guérison
  

Blessé, meurtri par toute cette violence et d'avoir dû tuer ma femme, j'ai quittais la garde de Hurlevent, déposé les armes, pris un baluchon et suis parti. Je me suis coupé du reste du monde pour tenter de retrouver un semblant de tranquillité. Pendant mon exile, j'en ai vu des vertes et des pas mûres et un jour, quelque part près des côtes de Strangleronce, j'ai rencontré un petit groupe de pandarens qui se tenaient assis là, ne faisant rien. Les quelques créatures aux alentours ne semblaient pas gênés par leur présence. Me tenant à l'écart, je les ai observés pendant plusieurs jours. J'ai pu voir qu'ils n'avaient que quatre occupations : manger, dormir, méditer et faire des mouvements de combat à mains nues, mais dans une gestuelle très lente. Qu'il fasse soleil, qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il neige, les peandarens ne bronchaient pas face aux éléments et continuèrent leurs activités. Un jour, l'un d'eux est arrivé derrière moi me prenant par surprise. Il m'invita à me joindre à eux. sans déranger les autres qui étaient en pleine méditation, je pris place derrière eux et le pandaren qui m'avait surpris s'installât derrière moi, un bâton de bambou à la main. Je commençai donc à méditer avec eux et à chaque fois que je commencé à m'agiter, je recevais un coup de canne sur l'arrière de la tête. Lors des exercices de tai-chi, comme ils appelaient ça, mon maître, car il fallait bien l'accepter il était devenu mon maître et moi son élève, guidait mes mouvements à coup de bambou sur mes poignets, mes coudes, mes épaules, mes genoux et mon bassin à chaque fois que ceux-ci étaient mal placés.
Je ne sais pas combien de temps je suis resté avec eux. Parfois noys allions nous installer sur les îles chaudes des mers du sud, parfois c'était les forêts elfiques et même jusqu'aux montagnes enneigées de Dun Morogh. Même lorsque le cataclysme à frapper Azeroth, nous restions aussi calme que possible. Durant ma formation, j'ai appris à respecter chaque vie, à contrôler ma colère, l'énergie qui est en moi et un nouveau style de combat. Je ne me bats plus pour attaquer, mais uniquement pour me défendre.
Il y a quelques mois, je quittai mon groupe re reparti de mon côté, le cœur bien plus légers que lorsque je les ai rejoint. Aujourd'hui ne n'aspire qu'à la paix et à la tranquillité.



Épilogue
  

Émue, la jeune elfe de la nuit dit d'une voix légèrement tremblante :
_ Alors, c'est vous ? Vous êtes Enilba, n'est-ce pas ? J'ai entendu parler de vous plusieurs fois. Un humain qui voyage avec un groupe de pandarens, le regard triste, mais qui n'a pas l'air de les suivre de force. Je compatis à votre douleur.
Les autres jeunes aventuriers hochèrent la tête d'approbation.
Oui mon enfant, c'est moi et je te remercie. Bien, je vais vous laisser maintenant. La nuit est déjà bien avancée et j'ai assez profité de votre temps. Merci infiniment pour la nourriture. Puissiez-vous ne jamais vivre l'horreur que j'ai vécu.
Puis Enilba se leva, leur souhaita un bonne nuit, salua le groupe et s'en alla, s'enfonçant des les ténèbres de la nuit.
  


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MessagePosté le: Mer 9 Jan - 20:39 (2013)    Sujet du message: Publicité

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